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Remparts d'Avila
Sainte Thérèse d'Avila, sa vie

Ste Thérèse d'Avila


Elle naît en Avila le 28 mars 1515. Elle a 2 soeurs et 9 frères. Neuf frères, qui tous, partiront pour la grande aventure de l'époque : traverser l'Atlantique et rêver de gloire en cette Amérique que l'on découvre encore. Seuls resteront don Alonso, le Père, Thérèse qui a perdu sa mère à 14 ans et Juana la petite soeur de 13 ans plus jeune.

la Castille


A 7 ans, Thérèse aussi a rêvé de gloire. Une gloire plus grande encore que celle dont rêvaient ses frères : celle du ciel. Elle partit donc, résolument, tirant par la main Rodrigo son plus aimé frère, pour aller "chez les Maures pour se faire couper la tête" et ainsi pouvoir voir Dieu. L'escapade se termina sans gloire, avec une bonne semonce de leur oncle et des parents.

A vingt ans, elle entre au monastère des carmélites d'Avila (fondé depuis un peu plus de 50 ans)
qui est une grande communauté de 150 religieuses.
Plus tard, Thérèse tiendra envers et contre tout à ce que ses nouvelles communautés du Carmel soient et restent de toute petite taille, 21 soeurs au maximum car elle désire un mode de vie simple et en quelque sorte plus "familial" que celui qu'elle avait connu là.

Le monastère est pauvre, toutes ne mangent pas à leur faim. Et tout en étant fervent il y a quelques désordres car la faim pousse les soeurs à aller régulièrement chez des amis ou dans leur famille pour se nourrir un peu mieux. Le recueillement, la prière, le silence, en pâtissent. Thérèse elle même fera comme les autres, et même prendra particulièrement goût aux visites, aux rencontres aux conversations du parloir jusqu'au jour où le seigneur Lui-même la "réveillera" de cet endormissement spirituel. Alors elle se ressaisit, spécialement en reprenant avec fidélité l'oraison, " commerce d'amitié avec Celui dont on se sait aimé".

L'oraison, véritable chemin vers ce lieu caché où le Seigneur nous habite et nous fait vivre.

En 1562 elle entreprend la fondation du petit monastère de St Joseph d'Avila.
Elle a travaillé pendant 20 ans à se réformer elle-même, maintenant elle désire - non pas réformer son Ordre - mais créer un lieu, petit, pauvre, austère et joyeux à la fois, tout remplit de prière et de charité fraternelle.

Là, avec celles de ses compagnes qui partagent son propos (et qui l'ont poussée à lancer l'entreprise) elle pourra continuer à vivre dans le silence, la solitude cette vie de prière et d'offrande toute ordonnée au service de l'Eglise et des grandes intentions de son temps.

Tout son espoir est de trouver enfin un lieu de silence, de paix, et de n'en plus bouger.

Le Seigneur voyait plus loin !
Cinq ans plus tard, elle est envoyée pour fonder un deuxième monastère sur le même modèle.Ste Thérèse d'Avila et St Jean de la Croix

 

 

L'aventure commence !
Elle ne cessera plus. Thérèse ira en chariot du nord au sud de l'Espagne planter partout ses "petits colombiers de la Vierge". Et avec Saint Jean de la Croix, ce sont des couvents de Carmes réformés qui peu à peu se répandront aussi dans toute l'Espagne.

Les Fondations de

Sainte Thérèse

Sainte Thérèse enseigne ses soeurs

En 20 ans elle fonde 17 monastères de carmélites !

  • 1562- Août - Avila
  • 1567 - Août - Médina del campo
  • 1568 - Avril - MalagonCarmel de Malagon
  • 1568 - Août - Valladolid
  • 1569 - Mai - Tolède
  • 1569 - Juin - Pastrana
  • 1570 - Novembre - Salamanque
  • 1571 - Janvier - Alba de Tormes
  • 1574 - Mars - ségovie
  • 1575 - Février - Béas de Segura
  • 1575 - Mai - Séville
  • 1576 - Janvier - Caravaca
  • 1580 - Février - Villanueva de la Jara
  • 1580 - Décembre - Palencia
  • 1581 - Juin - Soria
  • 1582 - Janvier - Grenade (qu'elle n'a pas fondé elle même directement)
  • 1582 - Avril - Burgos

 

Si vous vous posez des questions au sujet de cette réforme du Carmel par Sainte Thérèse : voir sur le site du "Carmel en France" en cliquant sur :

le Prophète ElieMort de Sainte Thérèse

Elle quitte Burgos le 26 juillet 1582. Elle se sent fatiguée, plus que d'habitude, elle qui a toujours été malade. Elle doit cependant revenir à Avila, car elle a été de nouveau élue prieure de sa première fondation et sa nièce, Térésita, doit faire profession.

Elle passe à Palencia, c'est sa dernière visite.
Elle part ensuite pour Médina comptant ensuite aller droit sur Avila.

Mais elle reçoit alors l'ordre de faire un détour à Albe de Tormes pour un motif de peu d'importance. Ce fut pour elle l'acte d'obéissance le plus difficile de toute sa vie. Elle était épuisée, à bout, et espérait arriver à Avila sans tarder. ( Il semble qu'elle était minée par un cancer, devenu généralisé)
Le voyage vers Albe fut un calvaire.
Enfin arrivée, elle s'alite le 29 septembre. "Il y a plus de 20 ans que je ne me suis pas couchée
si tôt !" Elle ne se relèvera plus.

Elle rendra son âme à Dieu le soir du 4 octobre 1582 (devenu le 15 octobre à cause d'un remaniement du calendrier grégorien qui fit sauter 10 jours)

Un moment avant de mourir, elle demanda le Saint Sacrement. Quand elle vit qu'on Le lui apportait, elle s'assit sur son lit et elle dit avec beaucoup de joie : " Il est temps de nous voir, mon Aimé. mon Seigneur. Il est temps de se mettre en route. Partons, c'est l'heure... Enfin, je meurs fille de l'Eglise".Elle avait 67 ans.

Anne de St BathélémyElle meurt soutenue par Soeur Anne de saint Barthélemy, sa fidèle compagne et son infirmière. Celle ci, 25 ans plus tard sera l'une des fondatrice du Carmel réformé à Paris et en Flandres !

 

Ste Thérèse d'Avila

Sainte Thérèse d'Avila, réformatrice du Carmel, patronne de l'Espagne et première femme à être déclarée Docteur de l'Eglise.

Sainte Thérèse écrivain


Sainte Thérèse

 

Sainte Thérèse fut maîtresse de vie spirituelle par sa vie et pas ses écrits. Elle n'écrivit rien de sa propre initiative. Ce sont ses supérieurs où ses guides qui lui ont demandé de prendre la plume.

Il y eut des milliers d'éditions dans une multitude de langues. La première édition en espagnol
date de 1588.

Ste Thérèse d'Avila

Ses oeuvres :

Le livre de sa vie. C'est le plus long, il fut écrit entre 1562 et 1565. Avec simplicité, et grande finesse d'analyse, sans oublier un bon sens sans faille et son humour qui ne la quittera jamais, elle chante les miséricordes que le Seigneur a eu pour elle.
De nombreux chapitres abandonnent le récit pour traiter de l'oraison, sujet qui lui tiendra toujours le plus à coeur.


Le Chemin de la perfection
Ecrit entre 1566 et 1567 pendant qu'elle est encore au calme, à St Joseph d'Avila. C'est une sorte de testament spirituel avant l'heure. Elle y livre tout ce qu'elle pense de la vie au Carmel.

Ste Thérèse, vitrail de la chapellePensées sur l'Amour de Dieu
Elle jeta au feu, d'un seul geste le manuscrit de ce livre sur le conseil d'un senseur timoré. Heureusement, ses filles avait déjà prit - en cachette ! - copie du livre. Grâce à elles nous pouvons aujourd'hui découvrir ces 7 chapitres brûlants de passion pour son Seigneur.

Le Château intérieur ou le livre des Demeures
C'est son oeuvre maîtresse. Elle l'écrit en 1577 et y livre toute son expérience de la vie spirituelle. Ce Château intérieur est le centre de l'âme, ou de demeure en demeure, nous progressons vers le centre le plus profond, le plus caché, celui où réside le Maître du Château : le Seigneur.

Les Relations
Ce livre est une sorte de recueil de brèves notices, sur ces propres expériences spirituelles, demandées par ceux qui la guidaient.

Les exclamations
Prières et "exclamations" enflammées.

Les poésies
Ces poèmes n'ont jamais été écrits en vue de la publication mais simplement pour animer les récréations et jours de fête communautaires.

Le livre des fondations
C'est le récit écrit au fils des ans, des péripéties - et il y en eut ! - qui ont fait la trame de l'oeuvre des fondations. Des joies et des peines, des combats, des accidents, des tractations immobilières, des rencontres heureuses ou difficiles, un vrai journal où l'on découvre que si Sainte Thérèse était bien une maîtresse spirituelle elle n'en était pas moins une maîtresse femme. Le coeur était au ciel, oui, mais les pieds sur terre, sa combativité d'une part et son humour de l'autre montre la richesse de ses dons humains. Mais finalement, si douée fut-elle, elle s'abandonnait toujours à ce que le Seigneur voulait et ce fut toujours là, sans doute l'explication de son incroyable fécondité.Ste Thérèse d'Avila





Car il n'est pas moyen d'expliquer humainement que cette femme, quoique toujours malade et n'ayant pas que des amis sur sa route, ait pu fonder 17 monastères, former, instruire, accompagner ses filles de plus en plus nombreuses, s'occuper aussi des carmes qui fondèrent, après avoir appris auprès d'elle "la manière de vivre" des couvents réformés, écrire tant et tant de pages devenues des sommets de la spiritualité universelle, envoyer des milliers de lettres, trouver le temps, bien sûr, de mener sa propre vie d'oraison, et encore de tenir envers et contre tout à participer aux humbles tâches des monastères où elle se trouvait.
L'explication, c'est elle qui la donne dans ce langage qui nous la rend si familière :
"Thérèse et 3ducats (la petite monnaie de l'époque) ce n'est rien,
mais Thérèse, 3 ducats et le Seigneur, c'est tout !"

La manière de visiter les couvents
C'est son supérieur qui lui demanda cet ouvrage afin que l'expérience de la Madre ne se perde pas. ce fut pour elle l'occasion d'y préciser encore ce qu'elle attend d'une carmélite et de ce que l'on ne doit pas leur demander en plus ! Elle l'écrivit à Tolède en 1576.

Les lettres
Elle écrivit semble-t-il dans les 20 dernières années de sa vie entre quinze et vingt mille lettres ! Il ne nous en reste que 500. Lettres à sa famille, aux Supérieurs, aux carmélites spécialement aux prieures qu'elles installe dans chaque nouveau monastère, aux carmes, aux grands théologiens de son temps et même au Roi Philippe II.
Lettres d'une spontanéité et d'une simplicité remarquable. Elle écrit sans détour, et ne sait pas cacher ce qu'elle pense, elle sait aussi faire parler son coeur et quand il le faut user de son charme.


Douée pour l'amitié elle sait créer des liens qui lui seront à jamais fidèles.
De son coté elle sait, et elle le dit, qu'un rien la touche et la comble de joie et de reconnaissance.

Pour découvrir plus profondément les oeuvres de Sainte Thérèse d'Avila, voir sur le site du "Carmel en France" en cliquant sur :

Pour comprendre son message,
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