Maintenant il va falloir travailler plus sérieusement ! Mais tout de même, ce n'est pas ardu !
"Transposer" : Opération par laquelle une gamme, une mélodie ou un morceau de musique esrt élevé ou abaissé d'un ou plusieurs demi-tons dans l'échelle musicale.
Cette opération peut être utile pour rendre une pièce, par exemple, plus accessible à telle voix ou à tel instrument.
Comme nous le disions plus haut, en musique tonale, on ne transpose pas chaque fois que cela pourrait rendre service ! Du moins pour la musique dite "classique" ! Car transposer telle "symphonie en Ré majeur" un demi ton plus bas aura pour résultat que cette "symphonie en Ré Majeur" ne sera plus en Ré majeur ! C'est tout de même ennuyeux ! Sans parler de beaucoup d'autres problèmes que cela engendrerait pour les instrumentistes !
Par contre, dans la musique ancienne (je ne parle toujours que de la musique ancienne occidentale !) grégorienne ou pas, la notation musicale est relative et non pas absolue comme elle l'est devenue ensuite. C'est à dire qu'une mélodie donnée était toujours écrite selon le mode non transposé, même si l'on savait que c'était trop haut ou trop bas pour être chanté ! Et bien sûr, de ce fait il était ordinaire, normal et convenu que chaque choeur ou chantre transpose la pièce musicale selon ce qui lui est le plus commode. Et cela est tellement normal et ordinaire que personne n'éprouvait le besoin de re-écrire la musique pour autant.
Ne soyons pas trop effrayé de la chose ! C'est ce que nous faisons le plus souvent quand il nous prend de chanter pour le plaisir telle ou telle musique et qu'on l'entonne "à l'oreille" (je n'ose pas dire "au pif" mais c'est cela que je veux dire !) c'est à dire plus ou moins au hasard ! Et même si vous regardez la partition "parceque cela vous aide" à vous souvenir de la mélodie, il reste que vous transposez sans le savoir comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir !
Vous avez, sans vous tracasser de notions musicales complexes monté ou baissé votre air !
L'important pour vous, c'est bien sûr, d'en garder la mélodie. "Que ce soit plus haut ou plus bas, c'est toujours le même air ! "
C'est ici en effet l'essentiel de l'opération : il faut que ce soit le "même air" ! Que l'on monte ou baisse "Au clair de la lune" il faut, bien sûr que l'on en retrouve la mélodie, sinon, ce n'est plus "Au clair de la lune" !
Autrefois donc, cela se faisait sans l'écrire. Toutes les pièces, spécialement les mélodies chantées, à cause de la diversité des voix, étaient notées à l'état naturel (= non transposées) et c'était au chantre ou au maître de choeur de décider comment il allait la mettre en oeuvre. C'est pourquoi l'on n'avait pas l'usage des bémols ou des dièses pour monter ou descendre les mélodies sur le papier. Comme on l'a vu précédemment, seul le Sib avait droit d'exister mais c'était pour une tout autre raison (pour supprimer le fameux "Triton" insupportable aux oreilles anciennes).
Aujourd'hui nous écrivons la musique, et l'on compose des pièces sur des modes transposés dès le départ, donc on utilise des "altérations constitutives". Voir pour ces mots la page précédente. Ceci, aussi bien pour la musique tonale que pour la musique modale d'aujourd'hui.