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QUELQUES NOTIONS

DE LA THEORIE DE LA MUSIQUE


LES ALTERATIONS

Voici une page que vous connaissez certainement déjà !
Mais comme cette étude veut tout de même être logique (je ne dis pas "complète" car ce ne sera vraiment pas possible !) dans son exposé, il faut bien dire quelques mots des altérations !

Les altérations, comme le mot l'indique, vont "altérer", c'est à dire "modifier" les notes qui seront concernées par elles.

Le BEMOL baisse la note d'un demi-ton

Le DIESE monte la note d'un demi-ton

 

Le BECARRE annule l'action d'un dièse ou d'un bémol qui aurait dû être pris en compte.

Les altérations dont vous voyez ci-dessus les images sont des "altérations accidentelles", ou même "des accidents" car elles viennent en cours de morceau. Leur effet ne dure que dans la mesure où elles se trouvent. Dès la barre de mesure suivante leur effet est perdu. S'il y a besoin, il faudra en remettre une autre :

 

Mais les altérations se présentent aussi "à la clé":

Dans ce cas, toutes les notes concernées, de toutes les mesures sont affectées, sont "altérées" par les altérations mises à la clé. Ici : tous les SI, MI et LA sont donc baissés d'un demi-ton.
Ces altérations à la clé sont des "altérations constitutives".
En effet elles constituent la spécificité du mode dans lequel on est, à la différence des accidents qui sont, eux ... accidentels ! et donc ne "constituent" rien !

L'effet des "altérations à la clé ou constitutives" dure tant ... qu'il n'y a pas de nouvelles altérations à la clé !

 

Si il y a une "altération accidentelle" en cours de route, l'effet de l'altération constitutive est "gelé" juste le temps d'une mesure et reprend ses droits ensuite.

Pour la petite histoire : le mot "bémol" vient de ce que dans la musique modale d'origine (occidentale) seule le Si pouvait être bémolisé. Et cette note SI se notait par un B. On donna donc au "B" deux formes distinctes :


  • Un "b" minuscule à panse carrée, appelé "b quadratum" ou "b quadrum", ou "b quarre"... "b carré". C'est l'origine de notre "bécarre" actuel, il désignait alors le si naturel.

  • Et un "b" minuscule à panse arrondie, le "b rotundum", qui signifiait le Si bémol et qui est devenu ensuite, lorsque toute note put recevoir un bémol, le signe général du bémol.

  • Au XVe S. vint au jour le "b cancellatum", ou "b" traversé d'une croix qui hausait d'un demi-ton. C'était la forme primitive de notre dièse actuel;

Une dernière précision, il existe des double bémols, des doubles dièses et donc ... des doubles bécarres pour annuler leurs effets. Mais ici nous n'auront pas à les utiliser !

I- GENERALITES : pages 1 2 3 4 5 6 7

II - QUELQUES NOTIONS DE THEORIE : pages 8 9 10 11 12 13 14 15

III - DES TABLEAUX AIDE MEMOIRE : pages

IV - LES MODES ETUDIES UN PAR UN : pages

V - LA MUSIQUE MODALE ANTIQUE : pages

VI - NOTIONS ELEMENTAIRES POUR L'ACCOMPAGNEMENT